domingo, 31 de marzo de 2013

La Flute enchantée, une question de vie et de mort: Baden Baden

Foto: Andrea Kremper
 
Nicholas G. Philip
Baden-Baden, 23 mars 2013
 
Vingt ans après Aix-en-Provence, le metteur en scène canadien Robert Carsen propose une nouvelle vision de Die Zauberflöte. Tamino et Pamina sont mis à l'épreuve par les parents de la jeune fille. Sarastro et la Reine de la Nuit forment ici un couple complice. Ils infligent à leur pupille et à son fiancé diverses épreuves. Au delà de voir s'ils s'aiment vraiment et peuvent accéder au mariage, il s'agit surtout ici de les affranchir contre la mort. Diverses épreuves sont ainsi programmées, tantôt dans un bois, tantôt dans une clairière, tantôt sous terre. D’une part, les fiancés devront y affronter solitude, désamour, trahison, silence. D’autre part, ils seront confrontés à l’obscurité, aux envies suicidaires, et entourés de tombeaux effrayants, sous l’œil méchant de Monastatos et ses sbires, les fossoyeurs de ce cimetière en pleine nature. On l’aura compris, le rite initiatique maçon cède la place ici « au comment devenir adulte ». Pour y arriver, les jeunes amants sont entourés des « Knaben », leur conscience positive, vue comme seule force de salut… et de la musique de Mozart.  Robert Carsen nous a habitués à des spectacles aboutis, bien réglés et fouillés. C’est encore le cas ici. Il s'entoure d'une équipe de véritables magiciens qui transforment son propos en un conte merveilleux : sublimes éclairages de Peter van Praet, décors inventifs de Michael Levine, complétés par les projections vidéos évocatrices du cycle annuel de la forêt (ou du portrait vivant de Pamina) de Martin Eidenberger. Les beaux costumes actuels de Petra Reinhardt nous font encore plus entrer dans ce monde imaginaire où les jeunes tourtereaux (blanc de la pureté) se perdent dans la forêt épaisse, où Monostatos et ses acolytes incarnent la mort (noir), où les trois garçons (excellents solistes du Aurelios Sängerknaben Calw) doublent Pamina, Tamino et Papageno. Les protagonistes évoluent les yeux bandés. En pleine lumière printanière, le dénouement final parait d'autant plus salvateur. Pamina et Tamino peuvent accéder (voir) à la vie à deux.Sur papier la distribution s'annonçait prestigieuse jusque dans les petits rôles avec une affiche prometteuse de stars. On attendait beaucoup de la prise de rôle de Simone Kermes en Reine de la Nuit. A quatre jours de la première, annoncée souffrante, celle-ci fut remplacée par Ana Durlovski venue de Stuttgart et précédée d'une réputation flatteuse. Un an avant ses débuts dans le même rôle au Metropolitan de New York, l'occasion lui était déjà donnée de briller dans ce rôle dans une grande salle. Force est de constater que la voix manque de projection en raison d'un appui du souffle qui empêche le son de s'élever. En revanche les notes sont là, les aigus parfaitement en place. Confier les trois dames à Annick Massis, Magdalena Kožena et Nathalie Stutzmann pouvait paraître très alléchants. L’ensemble cohérent auquel ont  était en droit de s’attendre, se bousculait tant rythmiquement qu’au niveau de la diction. La voix très particulière de chacune, mêlée à une intonation parfois aléatoire n’ont fait qu’accentuer ce constat de désordre. En Pamina, Kate Royal, douce et juvénile à souhait, offre malheureusement des aigus instables et des phrasés manquants de courbes. Prometteuse, Regula Mühlemann, dans le rôle de Papagena, jeune voix agréable et fraîche. Le meilleur devait venir du côté des hommes. Le vétéran José Van Dam livre en Sprecher une leçon avec un chant ample et stable, faisant de sa scène le grand moment poétique de la soirée. Le couple Tamino et Papageno au jeu incandescent, à la précision rythmique, chantant juste et d'une voix puissante. Avec un investissement scénique assumé, ils livrent tous deux une prestation irréprochable. Le ténor Pavol Breslik campe un Tamino vaillant aux aigus lumineux et à la musicalité suave. Michael Nagy, déjà applaudi ici en Escamillo, campe un Papageno bonhomme, drôle, sympathique, doté d’un magnifique timbre chaud et d’une ligne vocale fluide. Dimitry Ivashchenko incarne un Sarastro très humain et en donne une prestation honnête. James Elliott propose un Monostatos à la voix jeune et chatoyante, ce qui contraste avec son personnage, mais le rend d’autant plus touchant lors du final. Excellents aussi les petits rôles masculins, Andreas Schager, Jonathan Lemalu, Benjamin Hulett et David Jerusalem.  Le Rundfunkchor Berlin est digne d’éloges. En particulier, les nombreuses parties dévolues aux pupitres masculins sont parfaitement chantées. Dans le contexte de ce jeu entre la vie et la mort imaginé par Robert Carsen, la fosse d'orchestre devient fosse commune où tous les regards convergent à la recherche d’un de ses plus illustres habitants, Mozart. La profondeur de ce cratère est telle que le son produit par les Berliner Philharmoniquer y est quasiment lointain, voire étouffé, sans que pour autant on n’en perde l'articulation, les phrasés, la précision, les solos instrumentaux (sublime flûte), la pulsation. Simon Rattle choisit ici des tempi lents et une battue sans nervosité. Pourtant nous avons dénombré de nombreux décalages entre un plateau assez nerveux, un soir de première, et un orchestre qui fonctionne comme une Rolls Royce. C'est lui le grand triomphateur de la soirée. Il quitte Salzbourg et son festival de Pâques après tant d’années de fidélité pour commencer ici une nouvelle ère sous l'égide du plus universel des salzbourgeois, Mozart. Sous l’égide du compositeur sorti de cette obscure fosse, le final est chanté par le cast entier, une flûte dorée à la main. La musique et l’amour ont triomphé !
 


 
 
 
 
 

jueves, 28 de marzo de 2013

La Flauta Mágica de Mozart en Baden Baden: una cuestión de vida o muerte.


Foto: Andrea Kremper

Nicholas G. Philip

Veinte años después de Aix-en-Provence, Robert Carsen ofreció  una nueva visión de Die Zauberflöte. Aquí,  Tamino y Pamina son probados por los padres. Sarastro y la Reina de la Noche  para ver si realmente pueden llegar al matrimonio venciendo la muerte. Por un lado, la prometida luchará contra la soledad, el desamor, la traición, el silencio, y por otro enfrentarian a la oscuridad, los deseos suicidas, rodeados de tumbas aterradoras de Monastatos y los sepultureros del cementerio. Para lograr esto, los jóvenes amantes están rodeadas de "Knaben", la conciencia positiva, visto como una fuerza y la música de Mozart. Carsen nos ha acostumbrado a buenos espectáculos y así fue. Con sublime iluminación de Peter van Praet, inventivos decorados de Michael Levine, complementados por proyecciones de video que transformaron la escena en un cuento maravilloso un mundo imaginario donde los jóvenes enamorados se pierden en un bosque lleno de peligros, donde evolucionan con ojos vendados para acceder a una  vida juntos.. Simone Kermes la Reina de la Noche, canceló y fue sustituida por Ana Durlovski quien llegó  precedido de una buena reputación, pero exhibió falta de proyección, aunque las notas estuvieron ahí, y los agudos perfectamente en su lugar. Asignar las tres damas a Annick Massis, Magdalena Kozená y Nathalie Stutzmann parecía atractivo. La voz particular de cada una, mezclada con una entonación a veces al azar lo que no fue muy fructifero. Como una fresca y juvenil Pamina, Kate Royal, tuvo fraseos inestables y pocos agudos. El veterano José Van Dam ofreció una lección con un canto grande y estable, con precisión rítmica, y gran alcance. Pavol Breslik hizo un Tamino valiente, con brillantez y dulce musicalidad. Michael Nagy, fue un Papageno, divertido, amable, con un hermoso tono cálido y una línea vocal suave. Dimitry Ivashchenko encarnó un Sarastro muy humano y James Elliott como Monostatos mostró una voz joven y brillante. Excelentes los demas pequeños papeles masculinos, y el.  Rundfunkchor Berlín es digno de elogio. La profundidad del sonido producido por la Berliner Philharmoniquer fue casi distante y apagada. Simon Rattle eligió  tempos lentos y golpeados. Pero el triunfó es que comenzó aquí una nueva era bajo el más universal de Salzburgo, Mozart. El final fue cantado por todo el elenco, con una flauta mano de oro, y donde música y amor han triunfado!

miércoles, 20 de marzo de 2013

Recital de Dorothea Röschmann en Berlín


Foto: Dorothea Röschmann

Ramón Jacques
En Berlín Alemania, capital musical por excelencia, la matines de los domingos a las 11 de la mañana en la Staatsoper unter den linden están dedicadas a la realización del ciclo Barenboim-Zyklus, en el que el destacado música argentino-israelí, director musical de este teatro selecciona a algún solista al cual acompaña al piano.  En esta ocasión la invitada fue la distinguida soprano Dorothea Röschmann quien eligió un exquisito y balanceado programa de lied en el que interpretó el  »Liederkreis« op. 39 de Robert Schumman, considerado como uno de los grandes ciclos de canciones compuestos en siglo 19. Röschmann interpretó las doce canciones con apego al texto, sentimiento y expresividad, acariciando cada nota como en la conocida Mondnacht.  La voz de la soprano es redonda, ágil, colorida y de buena proyección.  La segunda parte comenzó con las cuatro canciones de Mignon   Vier Mignon-Gesänge de Hugo Wolf con textos de Johann Wolfgang von Goethes en una interpretación cargada de melancolía y ternura. Para cerrar, cantó »Frauenliebe und –leben« op. 42 el ciclo de poemas de Robert Schumann que narra  el amor y la vida de una mujer, y donde el piano parece tomar su propia independencia de la voz.  En ese sentido, el acompañamiento de Daniel Barenboim al piano, fue magistral, creando una base para el lucimiento de la voz.

domingo, 17 de marzo de 2013

El Holandés Errante de Wagner – Teatro alla Scala de Milán

 
Foto: Marco Brescia & Rudy Amisano
 
Massimo Viazzo
 
Der Flegende  Holländer, la segunda entrega del año wagneriano en el Teatro alla Scala de Milán, después del magnifico Lohengrin inaugural, tuvo un éxito parcial.  Bryn Terfel realizó un Holländer escénicamente carismático, de desbordante presencia, pero demasiado muscular y con una emisión vocal forzada en ocasiones y un fraseo poco inclinado hacia la suavidad.  Por el contrario, la Senta de Anja Kampe fue calida y apasionada.  La voz de la soprano alemana vibró y conmovió, y su imperiosa y alucinada Balada permaneció como uno de los mejores momentos del espectáculo.  Más ordinario, pero incisivo fue el Daland de Ain Anger, mientras que Klaus Florian Vogt delineó un Erik con buena intención interpretativa y musicalidad, aunque su voz sonó un poco palida en el timbre y perdió consistencia en el registro mas agudo. Completaron el elenco el Stuermann de Dominik Wortig, quien se encontró en dificultades en las notas altas, mientras que Rosalind Plowright vistió el papel de una Marie anónima.  Harmut Haenchen dirigió de modo genérico, con algún desequilibrio entre las cuerdas y los metales, y con un paso teatral un poco descolorido, fruto quizás de una concertacion no muy precisa. Al final, además de mencionar la optima prueba del Coro del Teatro alla Scala dirigido por Bruno Casoni, llegamos a la parte mas problemática del espectáculo, que fue la dirección escénica de Andreas Homoki, que fue protestada por el publico. El director alemán, realizó una ambientación claustrofobia en la que el mar fue solo evocado por algunos cuadros y algunos mapas y situó la acción en la oficina de una empresa naviera.  Nada marinero, y los todos empleados que dependían del manager Daland que se movían de manera monótona en una plataforma que giraba en torno a un gran rectángulo de madera hicieron un espectáculo poco poético, y sobretodo carente de magia y de misterio

sábado, 16 de marzo de 2013

La Traviata en el Teatro Regio de Turín, Italia

Foto:Ramella&Giannese- Teatro Regio
 
Renzo Bellardone
 
Con la cortina cerrada se anunció que a pesar de una indisposición Patrizia Ciofi había aceptado participar en la función.  Al final del espectáculo una pregunta circulaba entre el conmovido publico ¿si estando indispuesta cantó así, hasta donde hubiera llegado en óptimas condiciones? Patrizia Ciofi conmovió al público con su bravura interpretativa a todos los niveles recreando y proponiendo una Violetta creíble para nuestros días, desvergonzada y desdeñosa en el primer acto, dubitativa y tierna en el segundo y óptimamente consiente en el final, demostrando un fraseo claro y una participación emotiva con la que regaló colores de excepcional brillantes, sombreados solo por lagrimas musicales de rara belleza. El elenco de óptimo nivel, contribuyó a distraer la atención de una escenografía y dirección escénica, de Laurent Pelly, de difícil lectura y aceptación (la obra inició con la obertura en el funeral de Violetta, con féretros y paraguas que cubrían la intensa lluvia). Piero Pretti en el papel de Alfredo,  expresó una fuerte evolución tímbrica y realizó una interpretación muy madura con decisión que le permitió emitir tonos y colores limpios, pero desvanecidos de sentimiento.  El barítono Nicola Alaimo, de fuerte presencia escénica convenció sobre todo al final donde la conmoción era palpable y a través de los tonos profundos de su potente voz. La mezzosoprano Silvia Beltrami delineó al persona de Flora con habilidad escénica y con voz ámbar oscura. Annina fue interpretada por Francesca Rotondo con voz segura y clara. Bien por el resto de los personajes. La baqueta de Corrado Rovaris fue puntual y eficaz delinendo los momentos de mayor conmoción como en el ‘Addio al passato’, donde, siendo cómplice de la expresividad de Ciofi, la orquesta y la voz crearon una suspensión temporal hipnotizando mentes y corazones, traicionados solamente por la brillantez de los ojos. El Coro del Regio estuvo a la altura de la situación. La Musica vince sempre.

viernes, 15 de marzo de 2013

Der Flegende Holländer - Teatro alla Scala, Milano

Foto: Marco Brescia & Rudy Amisano
 
Massimo Viazzo
 
Der Flegende  Holländer, secondo appuntamento dell’anno wagneriano al Teatro alla Scala di Milano, dopo il magnifico Lohengrin inaugurale, ha avuto un esito interlocutorio.  Bryn Terfel realizzava un Holländer carismatico scenicamente, di debordante presenza, ma un po’ troppo muscolare, con una emissione vocale che pareva a volte forzata ed un fraseggio poco incline a morbidezze. Per contro la Senta di Anja Kampe era calda e appassionata. La voce del soprano tedesco vibrava e sapeva commuovere, e la sua imperiosa e allucinata Ballata restava uno dei migliori momenti dello spettacolo. Più ordinario ma comunque incisivo il Daland di Ain Anger, mentre Klaus Florian Vogt tratteggiava un Erik con buone intenzioni interpretative e musicalità, ma la sua voce suonava timbricamente un po’ sbiancata e perdeva un po’ di consistenza nel registro più acuto. Completavano il cast lo Steuermann di Dominik Wortig, un po’ in difficoltà in alto, mentre Rosalind Plowright vestiva i panni di una Marie un po’ anonima. Hartmut Haenchen dirigeva in modo un po’ generico, con qualche disequilibrio tra archi e fiati, e con passo teatrale in po’ smorto, frutto forse di una concertazione non precisissima. Detto, infine, dell’ottima prova del Coro del Teatro alla Scala diretto da Bruno Casoni veniamo alla parte più problematica dello spettacolo: la regia di Andreas Homoki, regia contestata vivacemente dal pubblico. Il regista tedesco, infatti, con una ambientazione claustrofobica, nella quale il mare era solo evocato da qualche quadro e da qualche cartina geografica, ambientava l’azione negli uffici di una compagnia di navigazione. Niente marinai, e niente filatrici, dunque, ma tutti impiegati alle dipendenze del manager Daland, che agivano un po’ monotonamente attorno a una pedana girevole attorno ad un grande parallelepipedo ligneo, per uno spettacolo poco poetico e, soprattutto, senza magia né mistero.

La Traviata - Teatro Regio di Torino

 Foto: Ramella&Giannese - Teatro Regio
 
Renzo Bellardone
 
La Traviata Melodramma in tre atti Libretto di Francesco Maria Piave dal dramma La Dame aux camelia di Alexandre Dumas figlio. Musica di Giuseppe Verdi Allestimento del Regio coprodotto con il Santa Fe Opera Festival. Orchestra diretta dal M° Corrado Rovaris. I protagonisti dell’opera: Patrizia Ciofi (Violetta), Piero Pretti (Alfredo Germont), Nicola Alaimo (Giorgio Germont), Silvia Beltrami (Flora Bervoix), Francesca Rotondo (Annina), Enrico Iviglia (Gastone), Paolo Maria Orecchia (il barone Douphol) e Scott Johnson (il marchese D’Obigny); la regia di Laurent Pelly è ripresa da Anna Maria Bruzzese, i costumi sono di Laurent Pelly, le scene di Chantal Thomas e le luci, di Gary Marder, sono riprese da Andrea Anfossi. Il Maestro del Coro è Claudio Fenoglio.

A sipario chiuso viene annunciato che nonostante una indisposizione che dura da una settimana la signora Patrizia Ciofi ha accettato di partecipare alla prova generale. Alla fine della recita una sola domanda circolava tra il pubblico commosso: ‘Ma se non in forma ha cantato così, fin dove può arrivare in condizioni ottimali? Patrizia Ciofi ha sconvolto la platea per bravura interpretativa a tutti i livelli, ricreando e proponendo una ‘Violetta’ credibile ai giorni nostri; sfrontata e sprezzante nel primo atto, dubbiosa e tenera nel secondo, superbamente cosciente al finale; con fraseggio chiarissimo e partecipazione emotiva ha regalato colori di eccezionale brillantezza, ombreggiati solo da lacrime musicali di rara bellezza. Il cast, tutto di ottimo livello ha contribuito a distogliere l’attenzione da una scenografia e regia non sempre di facile lettura ed accettazione (l’opera apre con all’ouverture il funerale di Violetta, con tanto di feretro e didascalici ombrelli a riparare dall’uggiosa pioggia). Piero Pretti nei panni di Alfredo, ha esplicitato forte evoluzione timbrica ed ha reso una interpretazione molto matura con piglio sicuro che gli ha permesso toni e colori netti, ma sfumati dal sentimento. Il barítono Nicola Alaimo, di forte presenza scenica ha convinto sopratutto al finale dove la commozione era palpabile anche attraverso i toni profondi della possente voce. Il mezzosoprano Silvia Beltrami ha tratteggiato il personaggio di Flora con abilità scenica e con voce ambrata scura che apre ad interpretazioni ben più corpose e di ruolo. Annina è interpretata da Francesca Rotondo con voce sicura e chiara. Bene anche per Enrico Iviglia e Scott Johnson, come pure per gli altri interpreti: Paolo Maria Orecchia, Davide Motta Frè, Dario Prola, Enrico Speroni, Enrico Bava, oltre ai ballerini Simona Tosco e Luca Martini. La bacchetta del M° Corrado Rovaris è stata puntuale ed efficace a sottolineare i momenti di maggior commozione come nell ’Addio al passato’ quando, complice la bravura espressiva della signora Ciofi, orchestra e voce hanno creato una sospensione temporale ipnotizzando menti e cuori, traditi solo dal luccicore degli occhi. Il Coro del Teatro Regio, diretto dal M° Claudio Fenoglio, è sempre egregiamente all’altezza della situazione ed anche in Traviata ha confermato la bravura e la preparazione. Pubblico ricco di applausi durante tutta la rappresentazione, è andato letteralmente in delirio al finale, tant’è che la direzione del palcoscenico ha deciso la chiusura del sipario sull’incessante applauso. La Musica vince sempre.

 

martes, 5 de marzo de 2013

Reynaldo Hahn’s Ciboulette at Paris Opéra Comique

Foto: ©Elisabeth Carecchio
 
Suzanne Daumann
This operetta is a celebration of Paris, as it was, as it is, and as we want it to be – the city of love and nostalgia. Tonight, longing for love and love of longing are dancing together round and round. It’s 2013; the piece is from 1923 and is acted out in 1867…  The nostalgic stage design by Bernard Fau and Citronelle Dufay is based on life-size enlargements of contemporary photographs of the ancient Central Market, half-timbered houses and fields and a windmill.  Fortunately, Laurence Equilbey’s musical direction counteracts the nostalgic indulgences: her luminous presence anchors us right in the present moment, draws the Orchestre de l’Opéra de Toulon into a contagious dance of joy, highlights every charming and tender bit of the score. The piece tells the love story of a young market girl from the country and a disillusioned gentleman, surrounded by a bunch of loveable and funny characters: Julie Fuchs, warm and agile soprano, plays the charming country girl, all in innocent sensuality. Julien Behr, sensitive and touching tenor, interprets her lover Antonin. They have a well-meaning helper: Duparquet, an elderly man, lost in nostalgia for his lost love, interpreted by Jean-François Lapointe, baritone, with a rich and sensitive timbre. Before she met Antonin, Ciboulette had eight fiancés, who appear in plaid trousers and multicoloured and –shaped tailcoats  - David Belugou’s costumes are a marvel all around – to dance a puppet dance before the beauty tells them goodbye. Then there are Zénobie, Antonin’s first mistress, played by Eva Ganizate; Ciboulette’s uncle and aunt, Jean-Claude Sarragosse and Guillemette Laurens – wonderful singing and playing everywhere.  Michel Fau is the stage director and plays the Contessa di Castiglione so amazingly that he almost steals the show from their rightful owners and it takes all the verve and stage presence of Julie Fuchs to get it back.  A lovely night out in Paris, bravo everyone!



 

lunes, 4 de marzo de 2013

Si Paris m’était chanté – Ciboulette de Reynaldo Hahn à l’Opéra Comique

Foto: ©Elisabeth Carecchio
 
Suzanne Daumann
 
C’est Paris qui se chante dans cette œuvre de Reynaldo Hahn (1874 – 1947), Paris dans ses facettes les plus emblématiques : l’amour et la nostalgie. Ici, l’amour de la nostalgie danse avec la nostalgie de l’amour. Ou bien est-ce le Tout-Paris qui se fête ? Le Tout-Paris d’aujourd’hui fête celui du passé ? Nous sommes en 2013, la pièce date de 1923 et se déroule en 1867… Les décors de Bernard Fau et Citronelle Dufay  contribuent efficacement à la construction d’une ambiance nostalgique : arrière-plans basés sur photos de l’époque – on voit les Halles, des maisons à colombages, des champs, un moulin, autant de symboles d’un passé idéalisé.  Heureusement, le retour en arrière s’arrête là, freiné par la direction d’orchestre de Laurence Equilbey. Aucune trace de sentimentalité dans sa musique : si la pièce et la mise en scène semblent fêter la nostalgie, la présence lumineuse du chef nous ancre dans le présent, entraîne l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Toulon dans une joie contagieuse, illumine tous les charmes et les tendresses de la partition.  La pièce conte les amours entre une jolie maraîchère de la banlieue parisienne et un bourgeois désillusionné. Une ronde de personnages drôles et touchants les accompagne à travers leur histoire : Julie Fuchs, avec sa voix de soprano chaude et agile, incarne l’enfant de la banlieue campagnarde tout en innocence sensuelle. Son amoureux, Antonin, est incarné par Julien Behr, ténor, tendre et émouvant. Ils ont un ami bienveillant, un homme mur, nostalgique de son amour sous les combles de Paris, Duparquet, interprété avec beaucoup de charme et nostalgie par Jean-François Lapointe, baryton au timbre sensible et riche. Avant de rencontrer Antonin, Ciboulette avait huit fiancés, qui se présentent en pantalons écossais et fracs bariolés (une merveille, les costumes de David Belugou) pour danser une danse de pantins, avant d’être congédiés par la Belle. Il y a aussi Zénobie, ancienne maîtresse d’Antonin, Eva Ganizate, soprano, l’oncle et la tante de Ciboulette, Guillemette Laurens et Jean-Claude Sarragosse – tous merveilleux par leur jeu et leur chant. La Comtesse de Castiglione de Michel Fau qui signe aussi la mise en scène est si sensationnelle qu’elle menace de voler la scène aux protagonistes légitimes. Il faut la verve et la présence d’une Julie Fuchs pour la reconquérir.  Belle soirée toute parisienne, donc.  « C’est pas l’chagrin, c’est sa banlieue… » Nostalgie, quand tu nous tiens !

viernes, 1 de marzo de 2013

Recital de Anna Bonitatibus en el Teatro Arriaga de Bilbao


Foto: Teatro Arriaga de Bilbao

El Teatro Arriaga de Bilbao, cuyo directo artístico es Emilio Sagi, acogió el recital de de arietas y canciones de Giacchino Rossini, titulado “Un rendez-vouz” con música del compositor que son sus pecados de vejez o la música que compuso en Paris. La esplendida interpretación de este grato recital correspondió a la mezzosoprano Anna Bonitatibus, reconocida interprete de operas de Rossini, y que algunas de las canciones interpretadas en este recital fueron descubiertas por ella misma.  Simpatía y gracia distinguen a esta singular artista que ofreció su agilidad vocal, apego al texto y gusto por el canto. Dando significado a cada palabra y una interpretación gestual y corporal en las diferentes versiones escritas por el compositor de Mi lagnerò tacendo con texto de Pietro Metastasio, aquí se escucharon las versiones para mezzosoprano, contralto, a la antigua y en la bemol mayor; o las enternecedoras y afligidas como A ma belle mère, o la Légende de Marguerite (paráfrasis francesa del aria de la Cenerentola “Una volta c’era un re”,  intensas y apasionantes como La Dichiarazione, La Partenza o la canción española para mezzosoprano y piano À Granade o divertidas.  Al piano estuvo Marco Marzocchi, uno de los pocos pianistas que ha grabado en disco las obras para piano de Rossini, y que ofreció no solo un sobresaliente acompañamiento si no que brillo en solitario en piezas para piano del compositor como Petite Caprice (al estilo de Offenbach), Una caresse à ma femme o el Preludio para piano en do mayor pertenecientes también a los pecados de vejez. Mucho entusiasmo despertó este recital en el que al finalizar se ofrecieron dos propinas, la simpática La chanson du bébé y Parto vi lascio addio de Isabel Colbran. RJ

Ciboulette de Reynaldo Hahn en el Teatro Opéra Comique de Paris


Foto: Julie Fuchs ©Elisabeth Carecchio
 
Suzanne Daumann

Ciboulette opereta en tres actos y cuatro cuadros, 1923 de Reynaldo Hahn con libreto de Robert de Flers y Francis de Croisset.  Director Musical: Laurence Equilbey. Dirección escénica: Michael Fu.  Ciboulette: Julie Fuchs (soprano) y elenco. Orchestre symphonique de l’Opera de Toulon.  Teatro Opéra Comique de Paris. 22 de Febrero del 2013.

 Esta opereta es una celebración de Paris, como fue, como es y como queremos que sea – la ciudad del amor y de la nostalgia. En esta velada, el deseo por el amor y el amor por el deseo bailaron mano con mano.  Es el 2013, la obra es de 1923 pero fue situada en 1867.  La nostálgica producción escénica de Bernard Frau y de Citronelle Dufay esta inspirada en fotografías ampliadas del antiguo mercado central, casas de madera y campos con molinos. Afortunadamente, la conducción musical de Laurence Equilbey supo contrarrestar las nostálgicas indulgencias y su luminosa presencia nos situó en el presente llevando a la Orchestre de l’Opéra de Toulon hacia un contagioso baile de alegría en el que resaltó cada momento de la tierna y encantadora partitura.  La obra cuenta la historia de amor de una jovencita de campo y de un desilusionado caballero, rodeados por diversos personajes todos encantadores y simpáticos. Julie Fuchs, soprano de voz calida y ágil, interpretó a la simpática joven campirana Ciboulette con inocente sensualidad. Julien Behr, fue un sensible y conmovedor tenor que dio vida a Antonin su amante. El personaje de Duparquet, un viejo de buenas intensiones pero perdido en la nostalgia del amor perdido, le fue confiado al barítono Jean-François Lapointe quien desplegó un rico y sensible timbre.  Antes de conocer a Antonin, Ciboulette tuvo ocho novios, quienes aparecieron vistiendo pantalones a cuadros y sacos de múltiples colores y tamaños.  Estos vestuarios de David Belugou lucieron de manera maravilla durante el baile que se realizó antes de que la belleza los despidiera. En el elenco también apareció el personaje de Zénobie, la amante de Antonin que fue interpretada por Eva Ganizate; y los tíos de Ciboulette interpretados por Jean-Claude Sarragosse y Guillemette Laurens, quienes demostraron ser buenos cantantes y eficaces actores en todas sus intervenciones. Michael Fau, fue el director de escena que dio vida a la Contessa di Castiglione de manera tan divertida que casi se llevo la noche de los protagonistas, pero al final toda la presencia escénica y la verve de Julie Fuchs fue la que mas sobresalió. ¡Una buena velada en Paris! ¡Bravo para todos los involucrados en esta producción!

 

 

 

Guillaume Tell de Rossini en Ámsterdam


Marina Rebeka (Mathilde) y John Osborn (Arnold)
Foto: Ruth Walz

 
Ramón Jacques

Guillaume Tell de Rossini es innegablemente una de las obras maestras más importantes de todo el repertorio operístico, y una labor encomiable y de mucho reconocimiento debe recibir la compañía que se atreve a ponerla en escena, como en este caso lo ha hecho la Nederlandse Opera de Ámsterdam.  Su orquestación, sus partes corales e individuales transportaron al espectador a otra dimensión, y al final de esta función quedo un grato sabor de boca y de satisfacción.  Poco importó la moderna puesta en escena de Pierre Audi, director de escena y artístico de la compañía,  cuya actuación tendió a ser estática, con los decorados de George Tsypin, que situaron la escena en una Suiza abstracta, con vestuarios de diversas épocas, montañas rocosas, un lago y algunos detalles absurdos, colores brillantes, luces de neon,   en una producción que será vista próximamente en el Metropolitan de Nueva York, con quien fue coproducida.  Aquí prevaleció y sobresalió principalmente la música y Paolo Carignani al frente de la Nederlands Philarmonisch Orrkest, extrajo la gama de tonalidades musicales que contiene la partitura.  El solidó elenco brilló en conjunto e individualmente como Nicola Alaimo, que dominó y dio expresividad al papel de Guillaume Tell haciéndolo poderoso y heroico. El tenor John Osborn, es sin dudas en la actualidad el mejor interprete del personaje de Arnold, intenso en su canto, flexible, uniforme, y capaz de conmover aun con las partes mas exigentes del papel. La soprano Marina Rebeka fue una conmovedora Mathilde, desenvuelta en escena y de con manejo ágil y virtuoso de la voz.  Dignos de mencionar son Christian Van Horn como Gesler, Mikeldi Atxalandabaso como Ruodi, Roberto Accurso como Leuthold y la contralto holandesa Helena Rasker, por su calidad vocal en el papel de Hedwige, así como el resto de los cantantes.

Lohengrin en la Deutsche Oper de Berlín


Fotos: © Marcus Lieberenz 

Ramón Jacques
 
Una velada memorable, por lo que presenció y por la entusiasta respuesta del público, se vivió en la reposición de Lohengrin, la opera romántica de Wagner, en el escenario de la Deutsche Oper de Berlín. Donald Runnicles titular musical del teatro, ofreció una emocionante lectura de la suntuosa partitura, que la orquesta sonó inspirada y homogénea en cada una de sus secciones que plasmaron la particular sensibilidad que tiene al interpretar esta música Por momentos pareció emanar del foso no solo música si no magia, dinamismo y profundas tonalidades. El elenco tuvo como su principal interprete al tenor sueco Michael Weinius de voz potente y una cierta tonalidad oscura en la voz que administró muy bien durante la función. Sobresalientes las voces femeninas comenzando por la delicada y conmovedora Elsa de Manuela Uhl, quien demostró sutileza en su canto, ímpetu y seguridad así como un colorido y grato timbre;  por su parte Waltraud Maier dio vida a una enérgica Ortrud, visceral y convincente en escena pero con mucha convicción y firmeza  en su canto.  Albert Pesendorfer fue un correcto Heinrich y Gordon Hawkins como Friedrich von Telramund cantó con demasiada fuerza que por momentos su voz sonó áspera y destemplada.  El coro brilló en cada una de sus intervenciones, y el resto del elenco hizo su contribución al éxito musical del evento.  En la parte escénica se utilizó la producción del director danés Kasper Holten, que es visualmente elegante, y que mezcla elementos tradicionales, como los vestuarios de época con algunas ideas abstractas o indefinidas como las alas en el personaje principal,  la enorme cruz que descendió sobre el escenario, cortinas, cuadros y una iglesia inclinada durante la escena de la boda. Un elemento que resaltó mas la escena fue correcto manejo y uso de la iluminación de Jesper Kongshaug.