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Monday, February 6, 2023

Gala de arias, dúos y oberturas en Friburgo, Suiza

Fotos: Moreno Gardenghi

Ramón Jacques

En el Aula Magna de la Universidad de Friburgo, en la pequeña pero pintoresca y medieval ciudad de Friburgo, capital del cantón homónimo en Suiza, la agrupación musical más importante de la región; la Orquesta de Cámara de Friburgo (Orchestre de chambre fribourgeois) programó un atractivo y ameno concierto titulado: Dis-moi vénus! (¡dime Venus!) que consistió en arias y dúos de diversos compositores de operetas, en especial de Jacques Offenbach (1819-1880).  El concierto que forma parte de la temporada 2022-2023 de la orquesta se hizo en colaboración con la asociación musical Société des Concerts de Fribourg, que anualmente lleva a esa ciudad a importantes orquestas y solistas.  El evento comenzó con una alegre ejecución de la obertura de La Belle Hélène (la opéra bouffe en tres actos de Offenbach), seguida del aria de Hélène, ”Amours divins!” así como la Invocación de Venus “On me nomme Hélène la blonde” interpretados por la mezzosoprano Marie-Claude Chappuis, artista local, con una reconocida carrera en el ambbito música antigua, quien es también una sobresaliente interprete del repertorio operístico francés, la música de concierto y el lied, quien aportó una voz cálida, tersa y delicada en su interpretación, que supo dar sentido a la emisión de cada palabra. De la opera romántica en tres actos, titulada Monsieur Beaucaire (1919) del compositor francés André Messager (1853-1929) se escuchó el aria “La Rose Rouge” en la voz del tenor francés Loïc Félix interprete que posee un sugestivo y rico timbre lirico, preciso y muy claro en su dicción.  De la misma obra se cantó el dúo entre Mary y Beucaurie “Vouz demandez une rose” en el que se acoplaron bien ambas voces para regalar una emocionante ejecución.  De la opéra comique Véronique (1898), una de las obras menos conocidas de Messager, se escuchó el Dúo de l'escarpolette; y de la opereta Phi-Phi (1918) del compositor franco-suizo Henri Marius Christiné (1867-1941) el tenor divirtió con su actuación y canto de las coplas de Phidias “Ces’t une gamine charmante”.  En una gala de opereta, no podía faltar de piezas de El Murciélago de Johann Strauss, su obertura, así como las coplas de Orlovski en voz de Marie-Claude Chappuis, quien lo hizo con gracia y una voz de tonalidad oscura que sabe adaptar a diversos estilos dandole luminosidad, y de Franz Lehar de Das Land des Lächelns (1929) la conocida aria del tenor Dein ist Mein Ganzes Herz.  Offenbach se hizo presente con las arias y dúos más representativos de:  Belle Lurette (1880), La grande Duchesse de Gérolstein (1876); así como de su opéra bouffe La Périchole (1829) cuya aria Je suis grise en la luminosa voz de la mezzosoprano fue uno de los momentos más celebrados del concierto. La abundante y balanceada selección concluyó con el conocido dueto Lippen schweigen de La Viuda Alegre de Franz Lehár.  Por su parte, la orquesta que estuvo bajo la conducción de su titular el maestro Laurent Gendre creó un buen marco musical, dinámico y  acorde con el espíritu entusiasta de cada una de las partituras escuchadas, mostrando afinidad y entendimiento.






Friday, January 9, 2015

Une affaire domestique : Barbe-Bleue d’Offenbach à l’Opéra de Rennes


Foto: Jef Rabillon

Suzanne Daumann

C’est la période des fêtes : entre fin d’année et carnaval, Angers Nantes Opéra et l’Opéra de Rennes font la fête avec Barbe-Bleue et Jacques Offenbach, avec une production d’Opera Zuid, co-produit aussi avec l’Opéra National de Lorraine. Chez Offenbach, Barbe-Bleue est une espèce de Don Juan aux méthodes quelque peu radicales, son histoire, tout compte fait, tourne autour du mariage et des affaires domestiques. Par conséquent, Waut Koeken la met en scène dans des décors domestiques. Dans la scénographie de Yannick Larrivée, un plan incliné couvre la scène presque en entier et fait tour à tour office de lit dont la literie fleurie évoque champs et prairies, de canapé rouge et de table de cuisine nappée aux carreaux rouges et blancs gigantesque. S’y ajoutent maints détails loufoques et colorés, que ce soit un cadre doré de travers sur le mur de fond, habité par les personnages et situations les plus diverses, des parapluies à pompons qui font office de « palanquin à baldaquin », une télévision d’où sortent et où disparaissent des personnages…L’ambiance est parfaitement offenbachienne : légère sans être facile, encore moins vulgaire. Les costumes sont autant de variations multicolores du thème du linge de nuit, donnant à l’ensemble des allures de pyjama-party. Avec les chorégraphies d’Elsa Baumann, tout part dans un tourbillon irrésistible de chants, danses, gags et rebondissements. L’excellente distribution n’est pas en reste : on court, danse, saute, chevauche des coussins et chante, mine de rien, apparemment sans effort, ces parties difficiles, on caricature et parodie en se donnant à cœur joie sans jamais en faire de trop. Mathias Vidal, ténor, campe un Barbe-Bleue bien vivant, humain, attachant. Son beau timbre clair et naturel le rend parfaitement crédible, et il est évident qu’il maîtrise le bel canto tout autant que les partitions baroques. Tout aussi admirable, pétillante et énergique, la mezzo-soprano au timbre argentin Carine Séchaye dans le rôle de Boulotte.  Boulotte est une jeune paysanne, aux mœurs et au patois bien campagnards, qui se trouve par hasard mariée à Barbe-Bleue. Précédemment, elle était amoureuse du prince Saphir, déguisé en berger, qui aime, de son côté, la bergère Fleurette qui est en réalité la princesse Hermia, fille du roi Bobêche. Au moment où la vraie identité de Fleurette est connue et elle est transportée au château du roi, surgit Popolani, l’alchimiste de Barbe-Bleue, chargé de trouver une nouvelle épouse pour son maître. Il organise alors un tirage au sort : c’est Boulotte qui sera la femme de Barbe-Bleue. Pendant ce temps, le roi Bobèche, interprété en vrai roi d’opérette par le ténor Raphaël Brémard, est jaloux du comte Alvarez qu’il soupçonne d‘être l’amant de la reine Clémentine, et ordonne au comte Oscar de l’exécuter. Flannan Obé, ténor, interprète ce courtisan avec brio con fuoco.  Pour le mariage de la princesse Hermia et le prince Saphir, Barbe-Bleue avait présenté sa nouvelle femme au roi. Or, Boulotte à la cour, c’est un peu Eliza Doolittle à Ascot, patois et mœurs rurales détonnent dans ce cadre guindé et Barbe-Bleue décide qu’il a besoin d’une nouvelle nouvelle épouse sur-le-champ. D’autant plus qu’il est tombé raide amoureux de la fille du roi, Hermia, interprétée tout en charme et innocence, par la soprano Gabrielle Philiponet.  Il charge alors Popolani d’envoyer Boulotte rejoindre ses autres femmes. Pierre Doyen, baryton, est Popolani, et lui donne des airs de savant fou. Fou mais point furieux : Popolani n’a pas tué les femmes de son maître, il leur a donné une potion magique pour les endormir. Dans une finale déchaînée, il s’avère que le comte Oscar a fait de même avec les victimes du roi Bobêche, les amants supposés de son épouse. On assiste alors à un quintuple mariage arrangé, aux noces de la princesse Hermia et du prince Saphir (très comique également Loïc Félix, hystérique en pyjama turquoise) et à la réconciliation de Barbe-Bleue et Boulotte. Laurent Campellone dirige l’Orchestre Symphonique de Bretagne avec tout ce qu’il faut de verve et de tendresse, et fait preuve de son talent d’acteur dans un intermezzo arrosé lors du changement de décor pour le final. Une fête réussie, une coupe de Champagne musical pour ce début d’année : bravi tutti ! À voir au Grand Théâtre d’Angers les 11, 13 et 15 janvier.