domingo, 21 de diciembre de 2014

“L’Europa Galante”, when Europeans go a-wooing – Massimo Crispi and Marco Rapetti in recital

The duo Enfants Terribles – Massimo Crispi, tenor and Marco Rapetti, piano –, are reputed for their quirky and unusual recitals. They do not follow any trodden paths, but find their own new ways through the lieder, songs and melodies repertoire. Surprising juxtapositions and combinations give a new outlook on well-known pieces, and less-known pieces come to light for the public’s delight. The recital given in Brussels on the 16th of December 2014 had for title “L’Europa Galante” and gave a survey of wooing tactics and stories through Europe. Massimo Crispi first thing put the public into “the mood for love” with a surprise: he asked the public to get to their feet, turn to their neighbor, and embrace each other. And before a public moved and softened to love, he began to sing. From Schumann’s “Widmung”, Mozart’s “An Chloë” and Schubert’s “Taubenpost” to Massenet and Gounod, and on to Britten: all through Europe Massimo Crispi showed his amazing talent of adopting languages and perfect diction that is better than many a native speaker’s, be it in English, German or French. He has total command of the text that he sings and brings to life every word and nuance. The lover of Mozart’s Chloë was almost expected to melt away, he was so “ermattet”, and the addressee of Gounod’s “Ce que je suis sans toi” would probably turn heel and instantly run back to the complaining lover. The vocal pieces were interspersed with piano solo pieces, like Liszt’s Liebestraum or Offenbach’s Barcarolle that closed the first part. Marco Rapetti played them with subtle sensitive intensity, and one would like to hear him again on a more adequate instrument. In the second part, dedicated to Italy, Massimo Crispi came totally into his own. His glorious warm voice, with its numerous inflections of sunshine and sea wind, soared like a gentle breeze over the lagoon of Venice in Hahn’s “Sopra l’acqua indormenzata”. Crispi brought passion and life to a woman’s jealousy in Donizetti’s “Lu tradimiento” and into Puccini’s romance “Sole e amore” and many more. The perfect performer, he charmed his public with wit and voice, and was only allowed to leave after two encores, a three-language version of “Dein ist mein ganzes Herz” and Tosti’s “Ideale”. A lovely performance and one would like to see and hear much more of this duo, preferably in  more adequate circumstances and surroundings. 

“L’Europe Galante”  – L’Europe fait sa cour: Massimo Crispi and Marco Rapetti en récital

Le duo Enfants Terribles – Massimo Crispi, ténor and Marco Rapetti, piano –, est connu pour ses récitals inhabituels et originaux.  Au lieu de suivre les chemins battus, ces artistes se frayent des nouveaux sentiers à travers le répertoire du lied, de la mélodie française, le song anglais. Des juxtapositions et combinaisons surprenantes donnent un nouveau regard sur des pièces bien connues, et des morceaux moins connues, recherchées avec soin, font la joie du public. Sous le titre “L’Europa Galante”, le duo a donné le 16 décembre 2014 un récital à Bruxelles, qui donnait un aperçu des différentes façons dont l’Europe fait sa cour. Dans un premier temps, Massimo Crispi avait une surprise pour mettre le public en “the mood for love”: il demandait aux spectateurs de se lever, de se tourner chacun vers son voisin, et de se faire la bise. Et devant un public ému et surpris, il commençait à chanter.  De  Schumann et sa  “Widmung” (dédicace), “An Chloë” de Mozart et la  “Taubenpost” (le pigeon voyageur) de Schubert, jusqu’à Britten, en passant par  Massenet et Gounod: à travers son Europe,  Massimo Crispi montrait son talent étonnant d’adopter totalement la langue dans laquelle il chante, avec une diction parfaite, meilleure que celle de bien de chanteurs dans leur langue maternelle, que ce soit en anglais, français ou allemand.  Il maitrisait totalement les textes qu’il chantait et donnait vie à chaque mot, chaque nuance. On aurait pu s’attendre de voir s’écrouler l’amant de Chloë, tant il était “ermattet” et la personne à qui est adressé “Ce que je suis sans toi” de Gounod aurait du se retourner et retrouver l’amant sur-le-champ.  Entre les pièces vocales, il y avait des morceaux pour piano solo, tel que le “Liebestraum” de Liszt ou la Barcarolle de Offenbach qui terminait la première partie.  Marco Rapetti les jouait avec une subtile intensité et chaleur sensible, on aurait voulu l’entendre sur un instrument convenable. La seconde partie était dédiée à l’Italie, et ici Massimo Crispi pouvait se donner totalement. Sa glorieuse voix chaude, avec ses nombreuses inflexions de soleil et vent de la mer, s’élevait comme une douce brise sur la lagune de Venise dans la sérénade de Reynaldo Hahn, “Sopra l’acqua indormenzata”.  Crispi infusait de vie et passion la jalousie d’une femme dans “Lu tradimiento” de Donizetti, ainsi que la romance de Puccini « Sole e amore » ou encore la « Mattinata » de Leoncavallo et bien d’autres.   Il est aussi un acteur et charmeur accompli. Le public lui était totalement acquis, et le laissait partir seulement après deux bis: un dernier tour de l’Europe avec « Dein ist mein ganzes Herz » en trois langues, et un dernier Tosti – « Ideale ».
Un très beau récital, dont l’on sort avec une seule envie: revoir ce duo rapidement, de préférence dans des circonstances et un lieu plus convenable. 

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